quiddité


Moyen Âge (XIIIe-XVe siècles)

Le terme « quiddité » (latin : quidditas, de quid, « quoi ») désigne « ce que c’est », l’essence d’une chose, ce qui fait qu’elle est ce qu’elle est et non autre chose. Utilisé principalement dans la scolastique médiévale, le terme sert à désigner l’ensemble des caractères constitutifs d’une réalité, indépendamment de son existence concrète.

  • Thomas d’Aquin : Distingue l’essence (quidditĂ©) de l’existence rĂ©elle : la quidditĂ©, c’est la nature ou la dĂ©finition d’une chose (par exemple, la quidditĂ© de l’homme est d’être un animal raisonnable).
    "La quiddité, c’est ce que signifie la définition d’une chose."
  • Duns Scot : Affirme que la quidditĂ© est ce qui est universel et abstrait, et permet la connaissance intellectuelle.
    "La quiddité est ce qui est pensé universellement par l’intellect."
Usages et débats : Débats sur la distinction essence/existence, sur la possibilité de connaître la quiddité des choses, sur son rôle dans la définition et la classification.
Changements de signification : La quiddité perd de son importance à l’époque moderne, remplacée par la notion d’essence ou de nature.
Liens avec d'autres notions :
  • Essence : La quidditĂ© est synonyme d’essence, ce qui fait qu’une chose est ce qu’elle est.
  • Existentia : La quidditĂ© s’oppose Ă  l’existence : une chose peut avoir une quidditĂ© sans exister.