pour-soi


Époque contemporaine (XXe siècle)

Le terme « pour-soi » (français : pour-soi ; anglais : for-itself ; allemand : Für-sich) est central dans la philosophie existentialiste de Jean-Paul Sartre. Il désigne la conscience humaine, par opposition à l’« en-soi » (l’être des choses). Le pour-soi est caractérisé par son ouverture, sa capacité à se dépasser, à se projeter, à se nier lui-même, à n’être jamais coïncident avec lui-même.

  • Jean-Paul Sartre : Dans L’Être et le Néant (1943), Sartre distingue l’en-soi (l’être massif, opaque, des choses) du pour-soi (la conscience, l’être qui se pose et se distingue de ce qu’il est). Le pour-soi n’a pas d’essence fixe : il est toujours au-delà de lui-même, liberté pure, projet.
    "Le pour-soi n’est pas, il se fait."
Usages et débats : Débats sur la nature de la conscience, la liberté humaine, la distinction entre être et existence. Le pour-soi est au cœur de la réflexion existentialiste sur la subjectivité, l’angoisse, la responsabilité.
Changements de signification : Ce concept reste lié à l’existentialisme sartrien mais a influencé les débats sur l’identité, la subjectivité et la phénoménologie.
Liens avec d'autres notions :
  • En-soi : L’en-soi désigne l’être des choses, clos sur lui-même ; le pour-soi est l’être de la conscience, ouverture, négation, liberté.
  • Liberté : Le pour-soi est défini par sa liberté absolue, sa capacité à se déterminer.