Antiquité
Le terme « général » (grec : katholou, latin : generalis) désigne ce qui vaut pour tous, ce qui s’applique à un ensemble ou une classe d’êtres ou d’objets. Chez Platon, le général correspond à l’Idée, principe commun à de multiples choses particulières. Chez Aristote, il distingue le général (genre, espèce) et le particulier (individu).
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Platon :
Le général, ce sont les Formes ou Idées, modèles universels des choses particulières.
"La science porte sur le général, l’opinion sur le particulier."
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Aristote :
Il distingue le général (genre, espèce) du particulier (individu) dans sa logique et sa métaphysique.
"Le général est ce qui peut être affirmé de plusieurs individus."
Usages et débats :
Débats sur la réalité du général (réalisme des Idées chez Platon, nominalisme chez certains), sur le rapport entre général et particulier.
Changements de signification :
Le général passe du statut d’Idée transcendante (Platon) à celui de concept abstrait (Aristote).
Liens avec d'autres notions :
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Particulier :
Le général s’oppose au particulier ou à l’individuel.
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Universel :
Le général est souvent proche de l’universel, ce qui vaut sans exception.
Moyen Âge
Le débat sur le général prend la forme du problème des universaux : les concepts généraux (genre, espèce) existent-ils réellement ou seulement dans l’esprit ?
Usages et débats :
Débat sur la réalité des concepts généraux, sur le rapport entre langage, pensée et réalité.
Changements de signification :
Le général devient principalement un problème logique et ontologique.
Liens avec d'autres notions :
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Universaux :
Le général est au cœur du problème des universaux.
Âge classique et moderne (XVIIe-XVIIIe siècles)
Le général est associé à la loi, à la règle, à l’abstraction scientifique. Les sciences cherchent des lois générales s’appliquant à tous les cas d’une même espèce.
Usages et débats :
Débats sur la portée des lois générales, sur l’articulation entre général et particulier, induction et déduction.
Changements de signification :
Le général devient synonyme de loi, de règle abstraite.
Liens avec d'autres notions :
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Loi :
Le général s’incarne dans la loi scientifique.
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Abstraction :
Le général résulte d’une opération d’abstraction.
Époque contemporaine (XIXe-XXIe siècles)
Le général (français : général ; anglais : general ; allemand : Allgemein) désigne ce qui vaut pour une classe, ce qui est abstrait du particulier. En mathématiques, en logique, en sciences sociales, le général est un outil d’explication, mais il est aussi remis en cause au profit de la singularité ou du pluralisme.
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Emile Durkheim :
Cherche des lois générales du social, mais reconnaît la diversité des faits sociaux.
"Le fait social est général dans la société, tout en restant singulier dans certaines manifestations."
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Gilles Deleuze :
Critique le général comme abstraction, lui préfère la singularité et la différence.
"Le général est une abstraction, la singularité est réelle."
Usages et débats :
Débats sur la validité, la portée, la valeur explicative du général face au particulier, à l’individuel, au singulier.
Changements de signification :
Le général reste un outil conceptuel, mais fait l’objet de critiques (postmodernisme, pluralisme).
Liens avec d'autres notions :
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Singulier :
Le général s’oppose au singulier, à l’unique.
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Classe :
Le général s’applique à une classe d’objets, d’êtres.