Antiquité (Aristote)
LâentĂ©lĂ©chie (du grec entelĂ©cheia) est un concept central de la philosophie dâAristote. Il dĂ©signe lââacte achevĂ©â, la rĂ©alisation complĂšte de la puissance dâun ĂȘtre. LâentĂ©lĂ©chie est lâĂ©tat dans lequel un ĂȘtre possĂšde pleinement sa forme, son essence, son accomplissement. Par exemple, le gland est en puissance un chĂȘne ; le chĂȘne adulte est lâentĂ©lĂ©chie du gland.
Usages et débats :
Débats sur la relation entre puissance et acte, sur la nature du changement, sur la finalité dans la nature.
Changements de signification :
LâentĂ©lĂ©chie exprime le passage de la simple possibilitĂ© Ă la rĂ©alisation pleine et actuelle.
Liens avec d'autres notions :
-
Puissance (dynamis) :
LâentĂ©lĂ©chie est lâacte, la puissance est la possibilitĂ© dâĂȘtre cet acte.
-
Forme :
LâentĂ©lĂ©chie rĂ©alise pleinement la forme de lâĂȘtre.
Moyen Ăge
Le concept dâentĂ©lĂ©chie est repris par les philosophes scolastiques, notamment Thomas dâAquin, pour penser la relation entre lâĂąme et le corps, lâactualisation de la forme substantielle.
Usages et débats :
DĂ©bats sur la nature de lâĂąme, la distinction corps/Ăąme, la finalitĂ© dans la crĂ©ation.
Changements de signification :
LâentĂ©lĂ©chie devient synonyme de forme substantielle.
Liens avec d'autres notions :
-
Forme substantielle :
LâentĂ©lĂ©chie exprime la rĂ©alisation de la forme.
Ăpoque moderne
Leibniz utilise le terme entĂ©lĂ©chie pour dĂ©signer chaque monade comme principe actif, actualisant son ĂȘtre propre.
Usages et débats :
DĂ©bats sur la nature de la substance, lâindividualitĂ© et lâactivitĂ© interne.
Changements de signification :
LâentĂ©lĂ©chie devient principe dâindividuation et dâauto-activitĂ©.
Liens avec d'autres notions :
-
Monade :
La monade est une entĂ©lĂ©chie, centre dâaction.